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Actualité

Il n'y a pas de fatalité

L'on voudrait nous faire croire que rien ne saurait changer la donne. Que les dés sont jetés et que l'Europe de demain est celle qui se dessine aujourd'hui, ou plutôt se gribouille. L'Histoire nous apprend toutefois que les choses ne se passent pas toujours sans heurt et que l'impossible devient possible, par volonté, génie ou mobilisation.

Parce-que l’histoire n'est pas écrite, les choses risquent de se précipiter dans les temps à venir, soyons-en conscients.

 

Je sens peser sur mes épaules misérables le poids démesuré du plus glorieux des héritage. A moi, qui ne suis rien et qui n'apporte rien, la civilisation fait un cadeau gigantesque : le patrimoine de l'Europe. Il est fait de trésors et de souvenirs. Chacun de nous, je crois, à Londres et à Vienne, à Paris, à Sofia et à Belgrade, doit ressentir le même drame. Chacun de nous est le dernier des Européens. Je suis le prince débile issu d'une lignée de colosses et qui va peut-être clore une race. Je mourrai sans postérité, stérilisé par l'atome ou égorgé par un fanatique. Et mes frères auront le même sort. Des géants nous précèdent, des héros et des savants, des César et des Antoine, des monarques et des capitaines. des silhouette sévères en robe de bure, de belles courtisanes ou des brutes implacables. Tout un cortège de grandes figures, resplendissantes de splendeur et de puissance, se déroule à nos yeux, immense fardeau pour nos contemporains dérisoires. Voici que s'amassent à l'Orient les nuages sinistres de la ruée païenne et barbare. Je vais mourir, Je meurs. Et la race Europe avec moi. Avec nous. Je ne laisserai rien.

Depuis cinquante ans j'ai dispersé l'héritage. Et laissé le royaume du ciel en friche. Je n'aurai pas d'héritiers dans ce monde hostile et chaotique. Je ne puis laisser qu'un message : l'histoire, la très belle histoire d'une civilisation mortelle, qui se croyait invincible. Une civilisation pour laquelle des milliards d'hommes ont lutté et vaincu pendant trente siècles. Personne ne sera là pour me lire. Qu'importe. Voici comme dernier cri de rage et d'amertume : Le Testament d'un Européen.

Avant propos du Testament d'un Européen - par Jean de Brem (1935 -1963)

 

Sa lecture offre une vision éclairée de la grandeur de notre civilisation, mais aussi de sa fébrilité. Si l'Européen ne s'engage pas pour sa survie, personne ne le fera. Si tu ne t'engages pas, n'attends pas que d'autres ne le fassent à ta place !

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